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Dimanche 26 Juillet 2020: 17° du temps Ordinaire

  Méditation du dimanche 26 juillet 2020

Mt.13/44-52   - Le trésor, la perle et le filet

 

« Le Royaume des cieux est comparable à un trésor ». Evidemment ! Et quel trésor ! « préparé dès la création du monde ». Pour le vivre uniquement dans les cieux ? Non pas ! Mais déjà dans ce paradis de délices où Dieu a placé l’homme dès l’origine. Oui, un trésor inaltérable, sans aucun germe de corruption, aucune once de péché. Dès lors, celui qui l’a trouvé – retrouvé – se débarrasse de cet ancien conditionnement qui le liait aux « œuvres mortes », pour goûter enfin à « l’Arbre de la Vie ».

 

Tout le problème est de le trouver ce fameux « trésor »… « Qui cherche trouve… » nous dit le Seigneur, sans jamais se lasser, sans se décourager. On dira : « Ce Trésor, c’est le Christ ! » Certes ! mais qu’est-ce à dire ?... « Ce trésor, c’est l’Evangile ! » Bien sûr ! faut-il le comprendre ! Elle est cachée là dans l’Evangile la perle précieuse, la « Vérité toute entière qui nous délivrera ». Tout le contraire de ce que l’on entend si souvent : « A chacun sa vérité ! ».

 

Cette parabole du Trésor caché dans le champ, en apparence si anodine, recèle une profondeur hors du commun. Elle nous plonge dans ces questions existentielles qui nous angoissent si souvent : « Qui suis-je ?... Pourquoi suis-je ?... Suis-je seul face à ce « moi » que je connais si mal, qui me trouble et parfois m’épouvante ?... » Tout homme bien-né s’interroge sur sa raison d’être ; il quête, il quémande, de tous côtés… jusqu’à se perdre parfois… il s’abreuve d’adjuvants, parfois dès les bancs du lycée, fluctuant au gré de « faux-messies », de séducteurs, d’idoles si sournoises de nos jours… Il peut aller - fait heureusement rare - au nom de ses convictions d’un jour, jusqu’à commettre des actes graves, contre lui-même ou contre autrui... Mais qui reçoit ces paraboles du Trésor et de la Perle, et embrasse la Vérité du Christ, jette à la poubelle toutes les ébauches de sa vie passée qui l’ont conduit à des impasses pour n’embrasser désormais que ce Verbe de Vérité.

 

Quel est-il ce Verbe de Vérité, car il nous faut enfin le dévoiler ? « Qui suis-je ? » Un homme, une femme, certes, mais avant tout un fils de Dieu en devenir. Nous le serions si nous avions reçu dès notre conception le Saint Esprit. Nous en avons la grâce avec le Christ : elle ne demande qu’à grandir. « Pourquoi suis-je ? ». « Je suis » pour la joie de Dieu mon Père, pour être aimé de lui, et l’aimer en retour. « Suis-je seul ? » Non pas ! Je suis le temple du Saint-Esprit, la résidence de la Sainte Trinité. Comment ne pas opter pour cette présence aimante, ce réconfort de tous les instants ? Bien sûr que je peux dire « non ! » Mais pour quel avantage ? Pour contempler mon vide intérieur ? Pour le remplir d’esprits douteux ou malfaisants ? – car ils existent.

 

Me voici face à ce choix.

 

« Le Royaume des cieux est comparable à un filet ». Il ramène toutes sortes de poissons, des bons et des mauvais. Comment cela ? N’y a-t-il pas que du bon dans le Royaume de Dieu ? Cette 3ème parabole est à placer à la fin des temps - au temps de la récolte, comme nous le dit le texte. Le Seigneur va ratisser large dans son désir d’en sauver le plus grand nombre – lui qui voudrait « qu’aucun ne périsse ». Il fera un dernier tri. Ils auront eu, tous ces « méchants » le temps, tout le temps, puisque nous sommes à la consommation des siècles, pour revenir à Dieu. Le Seigneur aura pris patience… Mais il ne peut forcer quiconque à l’aimer…

 

« Tout scribe devenu disciple du Royaume tire de son trésor du neuf et du vieux. » Passer de l’Ancien au Nouveau Testament, un défi pour les scribes moulés à la Thora, façonnés par la Loi de Moïse. Il a dans son trésor des perles de grand prix… à lui de discerner celles qui se rattachent d’emblée à la Loi Nouvelle, et celles qui au contraire, lui font obstacle. On le sait, l’Ancien Testament s’éclaire par le Nouveau ; heureux celui qui fera le saut – non périlleux ! - de Moïse à Jésus-Christ. Il faut oser, c’est tout, non sans avoir discerné. Moïse régentait l’ordre charnel en Israël, le Christ régente l’Ordre de l’Esprit qui procure la vie impérissable.

 

On ne peut monter deux chevaux à la fois.

Marie-Pierre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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